Un service gratuit qui héberge votre page doit répondre à une question simple :
où est son intérêt ? Cette page y répond sans détour, plan par
plan — une promesse, et sa preuve juste en dessous.
Le 13 février 2026, bento.me — un service équivalent, racheté par Linktree — a fermé
en supprimant les données de ses utilisateur·ices. Prisma prend le contre-pied :
ici, la suppression de vos données est un droit que vous exercez,
pas une décision d'entreprise subie.
Vos données
Votre page est à vous. Sa disparition aussi.
Supprimer votre compte déclenche une purge réelle, en cascade : page, tuiles,
images — tout est effacé, et une page supprimée devient indistinguable d'une page
qui n'a jamais existé. À dire tout aussi franchement : une page Prisma est
publique par nature. La promesse ne porte pas sur le secret de son
contenu, mais sur sa maîtrise.
Votre identité
Prisma ne sait pas qui vous êtes.
Le compte passe par Cardo, le service d'identité fédéré de Venacity : Prisma ne
reçoit qu'un identifiant technique, valable pour lui seul. Ni adresse email, ni
pseudonyme global, ni recoupement possible entre services. Ce qui n'est pas détenu
ne peut être ni exploité, ni compromis.
Votre argent
Gratuit, sans publicité, sans contrepartie.
Pas de version premium, pas d'option payante, pas de données monnayées : le
service est identique pour tout le monde. Les frais sont couverts par le soutien
volontaire de celles et ceux qui le souhaitent —
participer aux frais.
Vos ressources
Le plus léger possible, à chaque visite.
Une page publiée est servie sans le moindre JavaScript :
quelques kilooctets, rien qui ne s'exécute dans le dos de vos visiteur·euses. Et le
service tourne sur un serveur ARM, plus sobre que le matériel standard. Une
cohérence à notre échelle — pas une bonne conscience.
Où est le piège ?
Le chercher est légitime : quand un service est gratuit, c'est souvent
l'utilisateur·ice qui est le produit. Ici, le modèle est simple : Prisma est
financé par le soutien volontaire, pas par vos données ni par la
publicité. Il coûte peu — des pages légères, un petit serveur — et il est fabriqué
par une équipe minuscule, sans investisseurs à satisfaire.
La limite, dite franchement : une page publique peut être copiée par n'importe
quel visiteur, aucun service au monde ne sait l'empêcher. Ce que Prisma contrôle, il
s'y engage : aucun annuaire des pages, aucune liste accessible,
une indexation par les moteurs de recherche désactivée par défaut,
et une collecte de masse rendue coûteuse et peu rentable.
La Venaciteam : une société de trois personnes, dont une seule
construit toute la partie technique — Prisma compris. Aucune équipe à rentabiliser,
aucun investisseur : rien qui pousse à faire de vos données un revenu, un jour.
La contrepartie, assumée : certaines évolutions prennent du temps.